Ampli de test KAMI (schéma en bas de page)

Jusqu'alors les micros KAMI étaient mis au point et testés avec un préampli maison, simulateur d'ampli-HP maison, dsp reverb maison, qui servait également à enregistrer les samples présentés sur ce site à la page "micros guitare".
L'ampli décrit ici en reprend les grandes lignes, actualisé 2017 année de la lumière pour éviter la routine, et aussi et surtout en version non-simulée, le vrai truc ! Développé (cette version finalisée en mai 2017) en utilisant majoritairement pour le mettre au point une Gibson Melody Maker équipée d'un seul et unique micro à double bobinage KAMI noLux en position chevalet.

Pour les curieux de technique uniquement, ce nouvel ampli présente deux canaux, ou plutôt "un canal avec option série" pour les puristes, un top boost, un étage tonalité commun, un insert professionnel pour les effets externes, un filtre radical post-saturation pour les sons typés metal (et pas uniquement metal), un étage de puissance classique à déphaseur-driver de Schmitt et paire d'EL34 pour une puissance d'un quinzième de cheval attaquant deux haut-parleurs de 12".

Deux tubes 12ax7 réalisent dans le préamp tous les sons du plus clair au plus saturé, sans compromis pour la qualité sonore, mais avec clairement un compromis sur le nombre de tubes utilisés, à quoi bon user du tube et de l'électricité lorsqu'on peut faire plus épuré, et mieux avec moins. Plusieurs filtrages passifs et commutations se chargent de faire en sorte que chaque "canal" dispense les bonnes fréquences, au bon niveau et au bon endroit. Quelques switches en façade permettent de nombreuses combinaisons d'options courantes (une centaine en fait), et ce sur tous les canaux, càd un.

L'étage tonalité utilise une troisième 12ax7 (toutes trois venant de Chine pour 9€/pièce, vendues par un Chinois sur la Baie avec la spécification "it's for guitar", ce sont elles qui délivrent une grande partie du grain, je les adore), permettant au passage le choix d'une petite overdrive qui renforce les harmoniques hautes, ainsi qu'un boost "suave" qui implique une composante temporelle induite par une chimie d'électrodes acides, c'est celui qui fait tchonk au lieu de plonk avant de piloter la pierre triangulaire grave/médium/aigu classique angloise.

En entrée du préamp, juste après le jack d'entrée, un "top boost" utilise une triode en tant que conditionneur de signal. Le circuit utilise l'inductance du micro de la guitare pour le faire résonner dans un circuit RLC, les extrêmes grave et aigu sont amenuisés pour laisser place à un médium un peu rebondi, l'effet produit rappelle celui des micros actifs, et au passage permet de gagner, ou pas une poignée de dB pour attaquer le premier étage.
Les valeurs de composants passifs internes sont fixes et conviennent à une large palette de micros.
J'ai conçu l'étage autour d'une triode simple 5719 (made in France d'il y a quelques décennies) pour son immense transparence sonore. Sa position en aval du préamp laisse surgir un souffle non négligeable, j'ai contre ce désagrément opté plus tard pour une ecc83 Telefunken NOS (sans comparaison avec les nouvelles productions) qui laisse le souffle à un niveau fort acceptable au final. Son prix et sa rareté la rendant peu disponible, j'ai laissé les indications nécessaires à l'utilisation de l'une ou l'autre.

Le filtre metal utilise un circuit propriétaire à synthèse soustractive, il permet d'obtenir une grande variété d'égalisations, creusage du médium du Nième ordre, action sur la pente du grave, équilibre grave/aigu etc.
En outre cette partie restitue la pleine amplitude du signal post-FX en vue de satisfaire la pleine dynamique de la suivante partie puissance.

La partie alimentation secteur non représentée consiste en un très classique transformateur EI pour ampli de 100w (Drake), sortie redressée par pont de Graetz silicium, chauffage en 6,3v alternatifs, sortie isolée pour bias fixe redressée mono-alt, le tout câblé sans fioriture ni dépôt.  Toutes les masses sont câblées en étoile. Le schéma mentionne toutefois les nécessaires valeurs de capas de chaque étage, self et tensions lues.

Le déphaseur classique utilise une 12ax7 Sylvania NOS USA, j'aime sa sonorité ample et dynamique dans cette position, l'étage de puissance est bâti autour d'une paire d'EL34 NOS Mullard xf3 triées par RTC, on ne fera àmha jamais mieux, le transfo de sortie est un Partridge, vous l'aurez compris j'ai un faible pour les pièces d'outre-Manche pour ce qui est des amplis-guitare.

  Pour ceux qui veulent écouter comment sonne cet ampli (même si ça n'était pas le but recherché, je ne commercialise pas ce matériel, c'est un simple partage désintéressé pour la communauté (donc pas d'utilisation commerciale du contenu sans accord écrit, merci)) on peut l'entendre et le voir sur youtube :

https://youtu.be/nR1u3ZDrUI4


Enfin, pour ceux qui lisent les schémas comme un roman, vous y trouverez des sous-ensembles très connus, d'autres moins, et ses particularités qui le rendent Unique, il est décrit ici du jack d'entrée jusqu'aux haut-parleurs, enjoy !

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Actualisé  V2.5.3 :

Ampli Kami2453.jpg


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